Le motif « High Heels » de Yayoi Kusama a été décliné en sculptures, en peintures et en estampes. Pour une artiste à l'approche ludique, qui refuse toute étiquette, ses œuvres représentant des talons célèbrent la joie de l'expression de soi. Elles reflètent également son implication dans l'univers de la mode, comme en témoignent ses collaborations avec la maison de luxe Louis Vuitton.
With £21151 in the past 12 months, Yayoi Kusama's High Heels series is one of the most actively traded in the market. Prices have varied significantly – from £1873 to £47000 – driven by fluctuations in factors like condition, provenance, and market timing. Over the past 12 months, the average selling price was £21151, with an average annual growth rate of 16.17% across the series.
| Œuvre | Date de vente | Maison de ventes aux enchères | Retour au vendeur | Prix au marteau | Prix payé par l'acheteur |
|---|---|---|---|---|---|
![]() High Heels 4 Yayoi Kusama Signed Print | 12 Jul 2025 | SBI Art Auction | £17,850 | £21,000 | £24,000 |
![]() High Heels 1 Yayoi Kusama Signed Print | 15 Jul 2023 | SBI Art Auction | £34,000 | £40,000 | £50,000 |
![]() High Heels 2 Yayoi Kusama Signed Print | 8 Sept 2022 | Mallet Japan | £29,750 | £35,000 | £45,000 |
![]() High Heels 3 Yayoi Kusama Signed Print | 21 Oct 2017 | Shinwa Art Auction | £19,550 | £23,000 | £27,000 |
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Comparées à sa sculpture d'un mètre cinquante, High Heels For Going To Heaven, d'où s'échappent des fleurs à pois de chaque talon, ou à ses sculptures High Heel (Gold), qui font pousser des formes phalliques, les estampes de Yayoi Kusama représentant des escarpins sont d'une excentricité plus modérée. Néanmoins, la récurrence du motif de l'escarpin à travers différents médiums — des sculptures aux peintures en passant par les estampes — signale la fascination persistante de l'artiste japonaise pour l'auto-représentation vestimentaire et, plus largement, pour le monde de la mode.
Le style vestimentaire singulier de Yayoi Kusama, qui la voit souvent porter des vêtements ornés de ses propres motifs, toujours associée à une chevelure rouge impeccablement soignée, a toujours été une extension de son art. Au début de sa carrière, elle arrivait fréquemment à ses vernissages vêtue d'un kimono, peut-être accompagné d'un parasol, en hommage à la culture japonaise tout en parodiant simultanément la vision réductrice et fétichisée qu'en avaient les Occidentaux. Son apparition en public rappelait la version hollywoodienne de la geisha, afin de jouer de manière performative avec les récits sociétaux sur ce qu'elle devait être en tant que femme japonaise, pour finalement aboutir à une image d'elle-même hautement individualisée et autonome. Aujourd'hui, son apparence est une composante inimitable et indissociable de sa « marque » en tant qu'artiste.
Dans ses œuvres où figurent des escarpins, Kusama poursuit cette exploration des apparences de la féminité en plaçant une paire de talons hauts jaunes au centre de chaque estampe. Chaque estampe est vivement colorée, utilisant principalement des couleurs primaires, et met en scène les chaussures à pois contre un arrière-plan rappelant les pois ou les Infinity Nets. Bien que les estampes, par leurs couleurs vives, célèbrent ostensiblement l'auto-mode vestimentaire qui caractérise une apparence stéréotypiquement « féminine », le spectateur conserve un sentiment persistant de l'anonymat de cette apparence ; les chaussures sont là, vides, attendant leur propriétaire inconnu.